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MIPIM PropTech Europe : le meilleur est à venir

Un salon plein de promesses. Voilà ce qui transparaît chez tous ceux qui sont venus pour la première fois fouler les allées du MIPIM PropTech Europe, qui vient de se tenir au Palais des Congrès de Paris.

C’était un pari. Lancer le tout premier salon européen dédié aux nouvelles technologies de l’immobilier. La bien nommée PropTech, qui bouleverse tous les codes du marché et les habitudes des professionnels de l’immobilier. Le pari était d’autant plus audacieux qu’il y a moins d’un mois, la capitale accueillait Vivatech, LA grand messe des nouvelles technologies dans la capitale et pour laquelle de nombreux professionnels de l’immobilier font le déplacement. Il n’empêche, après les succès des éditions new-yorkaises, Reed Midem a lancé son premier MIPIM PropTech Europe (dont CFNEWS Immo est partenaire) et, à l’heureuse surprise des visiteurs, bon nombre d’internationaux ont fait le déplacement pour sentir l’air de la disruption à Paris.

C’est l’une des forces de l’organisateur, qui a marqué un autre bon point : attirer des visiteurs très qualifiés « ayant de vrais besoins », comme le confie un exposant. « C’est encore un petit salon, mais déjà très qualitatif, assure Blaise Heurteux, associé fondateur d’HBS Research (ci-dessous). Le MIPIM donne enfin une légitimité aux acteurs du digital dans l’immobilier. »

 Des points à améliorer

Pari réussi avec, comme souvent pour une première, des points à améliorer. Le faible nombre d’exposants (une cinquantaine au total) et l’absence remarquée de grandes figures de l’immobilier français ou du monde des start-ups n’ont pas échappé aux visiteurs. Pour autant, ceux venus prendre la température de la PropTech à Paris se sont distingués par leur connaissance des nouvelles technologies et leur volonté d’ajouter de nouvelles briques à leurs compétences digitales. Parmi ceux venus en force, l’équipe de l’ensemblier urbain Quartus ou celle de JLL, présents pour démontrer qu’ils travaille à réinventer leur métier et mettre en place leurs propres disruptions. « Nous sommes là parce que nous aimons l’innovation et que nous mettons en place des initiatives concrètes comme l’initiative Concrete, le lancement de notre fonds venture ou nos applications Nxt Office et Nxt Retail », souligne ainsi Marie-Laure Leclercq de Sousa, directeur du département Agence de JLL.

Des innovations venues de l’intérieur

S’il est vrai que la disruption en immobilier n’est pas le fait d’acteurs traditionnels, mais de (jeunes) entrepreneurs extérieurs au marché, il serait néanmoins faux d’affirmer qu’aucun professionnel de l’immobilier ne développe de nouvelles technologies. Deux exemples : HBS Research, qui a lancé son nouvel outil dédié aux investisseurs, le Dynamic Portfolio Management (DPM), une solution associant un logiciel, de la data et des services dans un objectif d’optimisation des performances du parc immobilier ; et la start-up Olarchy, qui associe plusieurs acteurs de l’immobilier à Blockchain Partner, un spécialiste de la transformation blockchain pour adapter cette nouvelle technologie au processus de transaction immobilière. Ambitieuse, elle est déjà à la recherche de fonds pour développer sa solution.

Les donneurs d’ordre attendus

Cette première édition est-elle génératrice de business ? « Notre stand a été rentabilisé en un contrat ! », confie un exposant, qui a déjà fait le déplacement à New-York et n’aurait manqué pour rien au monde cette première édition parisienne. « Elle a le mérite d’exister et est un véritable forum d’échanges pour que nous apprenions à nous connaître, à comprendre ce que nous faisons et à voir comment nous pouvons travailler ensemble », confie un visiteur. « Ce qui est certain, c’est que pour faire du business, il faut parler aux donneurs d’ordre. Ce sont eux qui concrétisent tous ces échanges et font qu’ils ne se traduisent pas en un projet supplémentaire. Et plusieurs donneurs d’ordre sont venus. » Un bon premier cru, qui en appellera à l’évidence un second. « L’idéal serait que la prochaine édition se tienne dans un lieu qui soit plus à l’image de la PropTech, plutôt que le Palais des Congrès, très représentatif de l’immobilier traditionnel. » A voir si cette suggestion sera retenue.

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Source : SOPHIE DA COSTA @cfnewsimmoinfra | Le 22/06/2018 

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